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Babylone , seigneur , à son prince fidèle ^ Voyait sans s'étonner notre armée autour d'elle ; Les Persans rassemblés marchaient à son seconrs ^ El du camgd'Amurat s'approchaient tous les jour: Lui-même, fatigué d'un long siège inutile. Semblait vouloir laisser Babylone tranquille; Et, sans renouveler ses assauts impaissants , Résolu de combattre, attendait les Persans. Mais , comme vous savez , malgré ma diligence , Un long chemin sépare et le camp et Byzance; Mille obstacles divers m'ont méine traversé : Et je puis ignorer tout ce qui s'est passé.
AOOMAT.
Que faisaient cependant nos braves janissaires i* Rendent-ils au sultan des hommages sincères? Dans le secret des cœurs , Osmin , n'as-tu lien lu ? Ainurat jouit-il d'un pouvoir absolu ?
Amurat est content , si nous le voulons croire ,
Et semblait se promettre mie heureose victoire.
Mais en vam par ce cahue il croit nous éblouh-,
Il affecte un repos dont il ne peut jouir.
C'est en vain que, forçant ses soupçons ordiuaircSs,
Il se rend accessible à tous les janissaires :
Il se souvient toujours que son inimitié
Voulut de ce grand corps retrancher la moitié ,
Lorsque , pour affermir sa puissance nouvelle ,
Il voulait , disait-il , sortir de leur tutelle.
Moi-même j'ai souvent entendu leurs discours ;
Conmie il les crahit sans cesse , ils le craigoent toujours;
Ses caresses n'ont point effacé cette injure.
Votre absence est pour eux un sujet de murmure ;
Ils regrettent le temps à leur grand cœiur si doux ,
Lorsqu'assurés de vaincre ils combattaient sous vous.
ACOMAT
Quoi! tu crois, cher Osmin, que ma gloire passée Flatte encor leur valeur, et vit dans leur pensée?