‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 426 sur 716 · de!» qoi nfentendidt , sait bien qu'en même temps · texte numérisé non relu

de!» qoi nfentendidt , sait bien qu'en même temps

Je ne m'arrêtais pas à des ▼mn impuissants ;

JSt si Peffet enifai , saiTsnt mon esptonce ,

Eftt ourert un champ Uhre à ma reconnaissance ,

J'aurais, par tant d'honneurs, par tant de dignités ,

Contenté votre orgnefl et payé tos bontés ,

Que Tons-méme peut-être...

ROXANB.

Et que pourraiS'tu faire ?

Sans FofiDre de ton cœur, par oh peux-tu me plaire ? Quels seraient de tes tobux les inutiles fruits? Ne te sourient^ plus de tout ce que je suis? Maltresse du sérafl, arbitre de ta vie. Et m£nie de Fétat qu'Anrarat me confie , Sultane, et, ce qu'en vain J'ai cru trouver en toi, SouTeraine d'un cœur qui n'eût aimé que moi : Dans ce comble de gloire où Je suis arrlTée , A quel indigne honneur m'avais-tu résenrée ? Tralnerais-je en ces lieux un sort infortuné , VU rdrai d'un ingrat que j'aurais couronné , De mon rang descendue, à mille autres égale , Ou la première esclave enfin de ma rivale?

Laissons ces vains discours ; et , sans m'importuner. Pour la denûère fois , veux-tu vivre et r^ner ? J'ai l'ordre d'Amurat , et je puis f y soustraire. Mais tu n'as qu'un moment : parle.

Que faat-Q faire?

ROXANE

Ma rivale est ici : suismoi sans difiérer ; Dans les mains des muets viens la voir expirer ; Et , libre d'un amour à ta gloire funeste , Viens m'engager ta foi ; le temps fera le reste. Ta grâce est à ce prix, si tu veux l'obtenir.

BAIAZET.

Je ne l'accepterais que pour vous en punir ; Que pour faire éclater aux yeux de tout l'empire LMiorreur et le mépris que cette oiïre m'inspire.

Mais à qpifiUe fureur me laissant emporter Contre ses tristes jonrs Tai»*j6 vous initer ! De mes emportements elle n'est point compliec. Ni de mon amour même et de mon ii^ustioe : Loin de me retenir par des conseils jaloux , Elle me conjurait de me donner à tous. En un mot, sépam ses Tertns de mon crime. Poursuivez , s'il le faut , nn courroux légitime ; Aux ordres d'Amnrat bfttez*Tousd*obéir :

Mais laissez-moi du moins mourir sans tous haïr. Amnrat avec moi ne Ta point condamnée : Épargnez une vie assez infortunée.

Ajoutez cette grftce à tant d'autres bontés» Madame ; et si Jamais je tous ftis cher.. .

ROXAICB.

Sortez.

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