SCÈNE V
CRÉON, OLYMPE» ATTALE, gardes.
OfcVHPE.
Qu'attendez-vous , sdgneur ? la princesse n'est plus .
CRéON.
Elle n'est plus , Olympe !
OLYMPE
Ah ! regrets superflus !
EUe n'a fait qu'entrer dans la chambre prochaine ; Et du même poignard dont est morte la rdnc , Sans que je pusse voir son funeste dessein , Cette fière princesse a i^ercé son beau sdn *. EUe s'en est , sdgneur, mortellement frappée ; Et dans son sang, hélas I elle est soudain tombée, •logez à cet objet ce que j'ai dû sentir. Mais sa bdle âme enfin , toute prête à sortir : * Cher Hémon , c*est à toi que je me sacrifie, »
&8 LES FKËRES ENNEMIS.
Dit-elle : et ce moment a terminé sa vie. J*ai senti son beau corps tout froid entre mes bras ; Et j'ai cru que mon âme allait suivre ses pas. Heureuse mille fois ^ si ma donlenr mortelle Dansla nuit du tombeau m'eût plongée avec die !