SCÈNE
CLYTEMNESTRE, IPHIGÉNIE, iEGIiSli, EURYBATK, 1
GARDES. j
CLYTEMNEST&E. I
Oui , je la défeadrai contre tiMite raroiée. « |
Lâches , TOUS trahissez votre reine opprimée ! i
EQRTBATE.
Non , madame : il suflit que tous me commandiez ;
Vous nous Terrez combattre , et mourir à to» pieds.
Mais de nos faibles mains que pouTez^Tous attendre?
Contre tant d'ennemis qui tous pourra défendre ?
Ce n'est phis un Tain peuple en désordre assemblé ;
C'est d'un zèle fatal tout le camp aTeugié.
Plus de pitié. Calchas seul règne , seul commande :
La piété séTère exige son offrande.
Le roi de son pouToir se Toit déposséder,
Et lui-même au torrent nous contraint de céder.
Achille à qui tout cède , Achille à cet orage
Voudrait lui-même en Tain opposer son courage :
Que fera-t-il , madame? et qui peut dissiper
Touâ les flots d'ennemis prêts à TenTelopper ?
CLYTEMNESTRE
Qu*ils Tiennent donc sur moi prouTer leur zèle im^iie,
El m'arrachent ce peu qui me reste de Tie !
La mort seule , la mort pourra rompre les nœuds
Dont mes bras nous Tont joindre et lier toutes deux :
Mon corps sera plutôt séparé de mon ftmc ,
Que je souffre jamais... Ah ma fille!
IPHIGÉniE.
Ah madame !
Sous quel astre cruel avez-Tous mis au jour Le malheureux objet d'une si tendre amour ! Mais que pouTez-Tous faire en l'état où nous sommes!^ Vous aTez à combattre et les dieux et les hommes. Contre un peuple en fureur tous exposerez- vouj ? N'allez point dans un camp , rebelle k Totre époux , Seule à me retenir Tainement obstinée.
Par des soldats peut-être indignement tralnij^ , Présenter, pour tout fruit d'un déplorablo effort,
4Î)V IPHIGÉME.
Un sfieclacle à mes yeux plus cruel que la inurt. Allez ; laissez aux Grecs acheyer leur ouvrage , Et quillez pour jamais un mallieureux rivage; Du bûcher qui m'attend , trop voisin de ces lieux , La flamme de trop près viendrait frapper vos yeux. Surtout, si vous m*aimez, par cet amour de mère , Ne reprochez jamais mon ûépèA à mon père.
CLYTEIUCESTKB.
Lui , par qui votre cœur à Calchaa présenté.. .
IPBICéllTE.
Pour me rendre à vos pleurs qoe nVt-il point tenlé?
CLYTBIUlESrrèE.
Par quelle trahison le cruel mt'a déçue !
IPBIGÉWIE.
Il me cédait aux dieux dont il m'avait reçue. Ma mort n'emporte pas toat le fruit de vos feux : De Tamour qui vous joint vous avez d'autres nceuilsi Vos yeux me reverront dans Orestenott frère. Pnisse-t-il être, hélas ! moins funeste à sa mère! D'un peuple impatient vous entendez la voix. Daignez m'ouifrir vos bras pour la dernière fois, Madame : et , rappelant votre vertu -sublime... Eurybate , à Tautel conduiser la victime.
CLYTEMNESTRE, jEGlNE cai«i»ks.