ACTE V, SCENE V. 4'>i
fpliigénie avait retiré dans son sein?
Éripliilc , en ces lieux par Yoiis-méme conduite,
A seule à tous les Grecs révélé votre fuite. •
CLYTEHNESTRE.
O monstre y que Mégère en ses flancs a porté!
Monstre , que dans nos bras les enfers ont jeté !
Quoi! tu ne mourras point! quoi! pour punir sou crime...
Mais où va ma douleur chercher une victime?
Quoi I pour noyer les Grecs et leurs mille vaisseaux ,
Mer, tu n'ouvriras pas des abîmes nouveaux !
Quoi ! lorsque , les chassant du port qui les recèle ,
L'Aulide aura vomi leur flotte criminelle ,
Les vents , les mêmes vents si longtems accusés ,
Ne te couvriront pas de ses vaisseaux brisés <
Et toi , soleil , et toi, qui dans cette contrée
Reconnais l'héritier et le vrai fils d'Atrée ,
Toi, qui n'osas du père éclairer le festin ,
Recule, ils t'ont appris ce funeste chemin !
Mais cependant, oh ciel ! ô mère infortunée ! De festons odieux ma fille couronnée Tend la gorge aux couteaux par son père apprêtes. Calchas va dans son sang... Barbares , arrêtez ; C'est le ;pur sang du dieu qui lance le tonnerre... J'entends ^ >r>der la foudre , et sens trembler la terre ; Un dieu vengeur, im dieu fait retentir ces coups.