SCÈNE III
PHÈDRE, ŒNONE
K'alloQS point plus avant. Demeurons, chère Œnone. Je ne me soutiens plus ; ma force m'abandonne : Mes yeux sont éblouis du jour qne je rerd , Et mes genoux tremblants se dérobent sous moi. Hélas!
(Elle s'assied.)
œilONE.
■^ Dieux tout-puissants , que nos pleurs vous apaisent t
PUÈDRB.
Que ces vains ornements , que ces voiles me pèsent ! Quelle importune main , en formant tous ces nœuds , ^ A pris soin sur mon front d'assembler mes cheveux ? Tout m'afflige et me nuit , et conspire à me nuire.
OENONE
Comme on voit tous ses Tœux l'an Tantre se détruire! Vous-même, condamnant vos injustes desseins, .. Tantôt à vous parer vous excitiez nos mains ; Vous-même, rappelant votreTorce première, Vous vouliez vous montrer et revoir la lumière. Vous la voyez , madame ; et , prête à vous caclier, Vous haïssez le jour que vous veniez chercher !
Noble et brillant auteur d'une triste famille, • Toi , dont ma mère osait se vanter d'être fille , Qui peut-être rougis du trouble où tu me vois. Soleil , je te viens voir pour la dernière fois !