SCÈNE V
THÉSÉE , HIPPOLYTË , THÉRAMÈ?iE.
THÉSÉE
Quel est Tétraiige accueil qu'on fait à votre père. Mon fils.'
UIPPOLYTE.
Phèdre peut seule expliquer ce mystère.
Mais, si mes vœux ardents vous peuvent émouvoir. Permettez-moi , seigneur, de ne la plus revoir; Souffrez que pour jamais le tremblant Hippolyte Disparaisse des lieux que votre épouse habite.
THÉSÉE
Vous , mon fils , me quitter?
HIPPOLYTE
Je ne la cherchais p;às : C*est vous qui sur ces bords conduisîtes ses i)as. Vous daignâtes, seigneur, aux rives de Trézène* Confier en partant Aricie et la reine : Je fus même chargé du soin de les garder. Mais quels soins désormais peuvent me retarder.' Assez dans les forêts mon oisive jeunesse Sur de vils ennemis a montré son adresse *. Ne pourrai- je , en fuyant un indigne repos , D'un sang plus glorieux teindre mes javelots ? Vous n'aviez pas encore attehit l'âge où je touclie , Déjà plus d'un tyran , plus d'un monstre faroudie Avait de votre bras senti la i)csanteur ; I3éjà , de l'insolence heureux persécuteur, Vous aviez des deux iricrs assuré les rivages;