THÉSÉE, ARICIE
THÉSÉE. k
Vous changez de couleur, et semblez interdite ^ ^ ^ ,\ ^ «•'''' ' Madame. Que faisait Hippoly te en ce lieu ?
ARiea.
Seigneur, il me disait un éternel adieu.
Vos yeux ont su dompter ce rebelle courage ;
Et ses premiers soupirs sont Totre heureux ouvrage.
ARICIE
Seigneur, je ne tous puis nier la yérité :
De votre ii^uste haine il n'a pas hérité ;
11 ne me traitait point comme une criminelle.
.w*' THÉSÉE.
J'entends : il vous jurait une amour éternelle. Ne vous assurez point sur ce cœur inconstant ; Car à d'autres que tous il en jurait autant
ARICie.
Lui, seigneur?
THÉSÉE. I ], .r
Vous deviez le rendre moins volage ^ ^ ' Gomment sonffriez-TOtts cet horrible partage ?
ARICIE
Et comment soufTrez-Tous que d'horribles discours D'une si belle vie osent noircir le cours ? Avez-vous de son cœur si peu de connaissance? Discernez- vous si mal le crime et l'innocence? Faut-il qu'à vos yeux seuls un nuage odieux
>be sa vertu , qui brilleà tous les yeux ! Ah ! c'est trop le livrer à des langues perfides. Cessez : repentez-vous de tos tobux homicides ; Craignez, seigneur, craignesguej&£ièl rigoureux Ne vous haïsse assez pour 3lS^^ù& tobux. Souvent dans sa colère il reçoit nos victimes : Ses présents sontjsouvent la peine de nos crimes.
THÉSÉE
Non , vous voulez en vain couvrir son aUentalTT " yt-"'^ Votre amour vous aveugle en faveur de Tingrat. Mais j'en crois des témoins certains , irréprochables : J'ai vu , j'ai vu couler des larmes véritables.
AEiaE.
Prenez garde , seigneur : vos invi|p^les mains Ont de monstres sans nombre aSinmchi les humaius ; Mais tout n'est pas détruit , et vous en laissez vivre Un.. . Votre fils , seigneur, me défend de poursuivre • Instruite lu respect qu'il veut vous conserver, Je l'afOigenijs ^râff-^f^f^ achever.
J'imite sapudeurVenuS votre présence.
Pour n'être pas forcée à rompre le sitence.