‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 578 sur 716 · ACTE V, SCÈNE VI. 5î · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VI. 5î

Seigneur ; mais je crains tout du transport qui l'agite. Un luprtel désespoir sur son visage est peint ; La p&leur de la mort est déjà sur son teint. Déjà , de sa présence avec honte chassée , Dans la profonde mer Œnone 8*est lancée ; On ne sait point d'où part ce dessein furieux : Et les flots pour jamais Font ravie à noa yeux.

Qu'en tends-je!

PANOPE

Son trépas n'a point calmé la reine ; Le trouble semble croître en son âme incertaine. Quelquefois , pour flatter ses secrètes douleurs , Elle prend ses cnfimts et les baigne de pleurs ; £t soudain , renonçant à Tamour matemeOe , Sa main avec horreur les repousse loin d'elle : Elle porte au hasard ses pas irrésolus ; Son œfl tout égaré ne nous reconnaît phis : Elle a trois fois écrit ; et , changeant de pensée , Trois fois elle a rompu sa lettre commencée. /

Daignez la voir , seigneur ; daignez la secourirr ^^^^

THÉSÉE

O cid ! Œnone est morte , et Phèdre veut mourir l Qu'on rappelle mon fils, qu'U vienne se défendre; Qu'il vienne me parler, je suis prêt de l'entendre.

Ne précipite point tes funestes Uenfmj^ / ~^ Neptune; j'aime mieux n'être eitÀu^amais. J'ai peut-être trop cru des témoins peu fidèles , Et j'ai trop tAt vers toi levé mes mains cruelles. Ah ! de quel désespoir mes vœux seraient suivis i

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