I.eur UàÀe , leurs festins , et leurs libations
Que même cette pompe'où je suis oondanmée,
Ce bandeau dont il faut que je paraisse ornée
Dans ces jours solennels à l'orgueil dédiés ,
Seule et dans le secret je Iç foule à mes pieds ; ' Qu'à ces vains ornements je préfère la cendre ,
Et n'ai de goût qu'aux» pleurs que tu me vois répandre
J'attendais le moment marqué dans ton arrêt ,
Pour oser de ton peuple embrasser l'intérêt :
Ce moment est venu ; ma prompte obéissance
Va d'un roi redoutable affronter !a présence.
C'est pour toi que je marche : accompagne mes pas
Devant ce fier lion qui ne te connaît pas ;
Commande en me voyant que son courroux s'apaise ,
Et prête à mes discours un charme qui lui plaise.
Les orages , les vents , les deux te sont soumis :
Tourne enfin sa fureur contre nos ennemis.
>C6 ESTHER