‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 595 sur 716 · URB AUTRE · texte numérisé non relu

URB AUTRE

Revèton»-nous d'habiDemeuts Conformes à rborrflile fiMe Que l'impie Aman nous apprête.

TOUT LE CBOeUR.

Arrachons , déchirons tous ces vains omemeuls Qui parent notre tète.

UNE ISRAÉUTE.

Quel carnage de toutes parts l On égoiige à la fois les enfants , les vieillards ,

ACTK r, SCÈNE V. 507

£t la sœur et le frère ,

£t la fille et la mère, Le fils dans les bras de son père !

Que de corps entassés, que de membres épars ,

Privés de s^idture !

Grand Dieu, tes saints sont la p&turo Des tigres et des léopards l

UNB DBS PLUS JEUNES ISRAltUTES.

Hélas 1 si jeune oacore , Par quel crime ai-Je pu mériter mon malheur? Ma Tîe à peine a oommeacé d'éclore :

Je tomberai comme une fleur Qui n*a tu qu'une aurore.

Hélas I si jeune encore , Par quel crime ahje pu mériter mon malheur?

UNE AUTRE

Des ofrenses d'autrui malheureuses victimes. Que nous serrent, hélas i ces regrets superflus ? Nos pères ont péché, DOS pères ne août plus» Et nous portons la peine de leurs crimes.

TOUT LE CHQBUIl.

Le Dieu que nous servons est le Dieu des couihats; Non , non , il ne soufTrira pas Qu'on égorge ainsi Tinnocence.

UNE ISRAÉUTE, seule.

Hé quoi ! dirait l'impiété , Oh donc est-fl ce Dieu si redouté Dont Israël nous vantait la puissance ?

Ce Dieu jaloux , ce Dieu victorieux ,

Frémissez , peuples de la tei re , Ce Dieu jaloux , ce Dieu victorieux ,

Est le seul qui commande aux cieux *.

Ni les éclaûrs ni le tonnerre

N'obéissent point à vos dieux .

UNE AUTRE

Il renverse Taudacieux.

UNE AUTRE

11 prend l'humble sous sa défense.

TOUT LE CHOEUR

Le Dieu que nous servons est le Dieu des comliats :

6Cft ESTHeH.

Non, noD , il ne souffrira pas Qa'on ^rge aingi nmioeeiioe.

O Dieu , que la gloire ooufoniie , Dieo, qœ la hmiière CBTÎroniie , Qui voles sur l'aile des yents,

£t dont le Irtae est porté par les aiiges; mux Aunss iibb pus iediies.

Dieu y qui Teox bien que de simples enfimta Avec eax chantent les lonanges;

TOVT LB CHOBDR.

Ta Tois nos pressants dangers; Donne à ton nom la victoire ; Ne soDlfre point que ta gloire Passei des dîenx étrangers.

ONB URAÉUTB , Seule.

Arme-toi , viens noos défendre :

Descends, tel qu'autrefois la merle vit descendre. Qoe les médiants a^iprennent aujoar^hui i A cnôndre ta colère.

Qu'ils soient comme la pondre et la paille légère Que le vent chasse devant bu.

TOUT U CBOBOB.

Tu vois noa pressants dangers ; Donne à ton nom la victoire; Ne souflre point que ta gloire Passe à des dieux étrangers.

Page 1