‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 597 sur 716 · H\1>A8PE · texte numérisé non relu

H\1>A8PE

Kntre tous les devins fameux dans la Chaldéc , U a fait assembler ceux qui savent Iç mieux Lire i;n uu songe obscur les volontés des ciciix...

&70 ESTUIJI.

lofais quel trouble vous-même aojoard'hoi vous agite? Votre âme en m*éooutant parait tout interdite : Llieareax Aman a-t-U quelques secreU ennuis ?

AMASI.

Peux4u le demander dans la place où je suis ?

Haï , craint , envié , souvent plus miséiable

Que tous les malheureux que mon pouvoir accable !

BTAASPB.

Hé t qui jamais du cid eut des regards plus doux? Vous voyez Tuniven prosterné devant vous.

AIIAK.

L'univers f Tons les jours un homme... an vil esclave» D*un front audacieux me dédaigne et me brave.

BTUASPE.

Quel est cet ennemi de l'État et du roi?

AMAK.

Le nom de Mardochéeest-fl connu de toi ?

BTDASPB.

Qui? ce chef d'une race abominaMe , impie?

Oui , lui-même.

bthaspb. Hé , seigneur 1 d'une si belle vie Un si faible ennemi peut-il troubler la paix?

AMAll.

L'insolent devant moi ne se courba jamais.

En vain de la faveur du plus grand des monarques

Tout révère à genoux les glorieuses marques;

Lorsque d'un saint respect tous les Persans toucliés

N'osent lever leurs fronts à la terre attachés.

Loi , fièrement assis , et la tète iomiobile ,

Traite tous ces honneurs d'impiété servile,

Présente à mes regards un front séditieux ,

Kt ne daignerait pas au moins baisser les yeux.

Du palais cependant il assiège la porte :

A quelque heure que j'entre , Hydaspe , ou que je sorte^

Son visage odieux m'afOigeet me poursuit;

Et mon esprit troublé le voit encor la nuit.

Ce matin j'ai voulu devancer la lumière :

Je l'ai trouvé couvert d'une affreuse poussière.

Revêtu de lambeaux , tout pûlc; mais son œil

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