ASSUÉRUS, ASAPH
ASSUÉRUS, assis siirsoD trAnc.
Je veux luen l'aYoner ; de ce couple perfide J'avais presque oublié Tattentat parricide ; £t j'ai pftli deux fois au terrible récit Qui vient d'en retracer l'image à mon esprit. Je vois de quel succès leur fureur fut suivie, Et que dons les tourments ils laissèrent la vie. Mais ce sujet zélé qui , d'un œil si subtil , Sut de leur noir complot développer le fil , Qui me montra sur moi leur main déjà levée , Knfin par qui la Perse avec moi fut sauvée ,
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En Toio lis s*umraient pour lui foire la gueiie : Poiir dissiper leur ligue il n'a qu'à se montrer; 1 1 parle , et dans la poudre il les fût tous rentrer. Au seul son de sa toix la mer fuit, le del tremble : i II Toit comme un néant tout l'univers ensemble ; \ Et les faibles mortdis , vains jouets du trépas , ' Sont tous devant ses yen^ comme s'ils n'étaient pas. S'il a permis d'Aman l'audace mminelle, Sans doute qu'il voulait éprouver votre zèle. C'est lui qui , m'excitant à vous oser chercher, Devant moi , clièrc Esther, a bien voulu marcher : Et s'il faut que sa voix Ijra^ en vain vos oreilles , Nous n'en verrons pas moins éclater ses merveilles. Il peut confondre Aman , il peut briser nos fers Par la plus faible DMin qui soit dans l'univers : Et .vous , qui n'aurez point accepté cette grâce , Vous périrez peutrétre , et toute votro race.
ESTUER.
Allez : que tous les Juîfis dans Suse lépandus , A prier avec vous jour et nuit assidus ^ Me prêtent de leurs vobox le secours safaitaire , Et pendant ces trois jours gardait un jeûne austère. Déjà la sombre nuit a commencé son tour : Demain , quand le soleil rallumera le jour, Contente de périr, s'il fiiot que je périsse, J'Irai pour mon pays m'Q0rlr en sacrifice. Qu'on s'éloigne un moment.
(r.e chceiir se relire vers le fond du théâtre.