‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 605 sur 716 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

Et ia sœur et le frère ,

Ella fille et la mère, Le fils dans les bras de son père !

Que de corps entassés, que de membres épars ,

Privés de sépulture !

Grand Dieu , tes saints sont la pâtun; Des tigres et des léopards!

UNB DBS PLI» JBDNBS ISRAlvLITES.

Hélas l si jeune aicore, Par quel crime ai-je pu mériter mon malheur? Ma yie à peine a commencé d'éclore :

Je tomberai comme une fleur Qui n'a TU qu'une aurore.

Hélas ! si jeune encore , Par quel crime ai-je pu mériter mon maHieur?

UNB AOTRB.

Des ofrenses d'autrui malheureuses Yictimes , Que nous serrent , hélas ! ces regrets superflus P Nos pères ont péché , nos pères ne sont plus , Et nous portons la peine de leurs crimes.

TOUT LB GflCEUR.

Le Dieu que nous serrons est le Dieu des combats; Non , non , il ne souffrira pas Qu'on égorge ainsi Finnooence.

VNB ISBAÉUTE, seule.

Hé quoi ! dirait l'mipiété , Où donc est-Il ce Dieu si redouté Dont Israël nous yantait la puissance P

UNE AUTRE

Ce Dieu jaloux , ce Dieu yictorieux ,

Frémissez , peuples de la tei re , Ce Dieu jaloux , ce Dieu victorieux ,

Est le seul qui commande aux cieux :

Ni les éclairs ni le tonnerre

N'obéissent point à yos dieux .

UNE AUTRE

II renverse Taudacieux.

UNE AUTRE

Il prend riiumble sous sa défense.

TOUT LE CHOEUR

Le Dieu que nous servons est le Dieu descoml»al& :

■^ ESTHER

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