‹ Théâtre complet de J. RacineChapitre 673 sur 716 · ACTE 11, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCÈNE VI

Un songe, un faible enfant, que votre œil prévenu Peut-être sans raison croit avoir reconnu.

ATHALIE

Je le Yenx croire , Abner, je puis m*ètre trompée : Peut-être an songe vain m'a trop préoccupée. Eh bien , il faut revoir cet enfant die plus pr^ ; II en faut à loisir examiner les traits. Qu'on les fasse tous deux paraître en ma préseiice.

ABNER

Je crains...

ATUAUB.

Manquerait-on pour m<Â de complaisance ? De ce refus bizarre où seraient les raisons? 11 pourrait me jeter en d'étranges soupçons. Que Josabet , vous dis-je , ou Joad les amène. Je puis, quand je voudrai , parler en souveraine. Vos prêtres, je veux bien , Abner, vous l'avouer. Des bontés d'Athalie ont lieu de se louer. Je sais sur ma conduite et contre ma puissance Jusqu'oii de leurs discours ils portent la licence : Ils vivent cependant , et leur temple est debout. Mais je sens que bientôt ma douceur est à bout. Que Joad mette un frein à son zèle sauvage , Et ne m'irrite point par un second outrage. Allez.

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