ACTE il, SCÈNE Vif
ATBALIE.
Cet âge est innocent : son ingénuité N*a4tère point encor la simple vérité.
Laissez-le s'expliquer sur tout ce qui le touche.
JOSABETyàparC.
Daigne mettre , grand Dieu , ta sagesse en sa bouclie !
ATHiaiB.
Gomment vous nommez^TOUS ?
JOAS
J'ai nom Éliacin.
ATHAUE.
Votre père?
JOAS
Je suis , dit-on , un orphelin Entre les bras de Dieu jeté d^ ma naissance , Et qui de mes parents n'eus jamais connaissance.
ATHAL1B.
Vous êtes sans parents ?
JOAS
Ils m*ont abandonné.
ATHAUE.
Gomment ? et depuis quand ?
JOAS
Depuis que je suis né.
Ne sait-on pas au moins quel pays est le vôtre ?
JOAS
Ce temple est mon pays : je n'en connais point d'autre.
ATHAUE.
Oii dit-on que le sort vous a fait rencontrer ?
JOAS
Parmi des loups cruels, prêts à me dévorer.
ATHAUE.
Qui vous mit dans ce temple?
JOAS
Une femme inconnue , Qui ne dit point son nom, et qu'on n'a point revue.
ATHAUE.
Mais de vos premiers ans quelles moins ont pris soin?
JOAS
Dieu Uissa-t-il jamais ses eniïmts au besoin ?
^n ATHALIK.
Aux petits des oiseaox il doone leur pâture. Et sa boaté s'étend sur toute la natnie. Tous les joufs je Finroque; et d^ui soin paternel Il me Doomt des dons offerts sur son antel«
AIHAUB.
Quel prodige nouveau me trouble et m'emliorrasee! La douceur de sa Toix , son enfimee , sa gr&œ , Font Insensiblement à mon inimitié Succéder... Je serais sensible à la pitié !
AKIER.
Madame, Toilà donc cet ennemi terrible?
De Tos songes menteurs l'imposture est visible ; A mmns 91e la pitié, qui semble tous troubler. Ne soit ce coup fatal qui tous faisait trembler.
ATHàLIB , i Joas et à Josabet. •
Vous sortez?
JOSàBET.
Vous avez entendu sa fortune :
Sa présence à la fin pourrait être importune.
ATHAUB.
Non : rerenez. Quel est tous les jours Totre emploi?
JOAS
J'adore le Seigneur ; on m'explique sa loi ; Dans son livre divin on m'i^rend à la lire; Et déjà de ma main je commence à récrire.
ATHAUB.
Que vous dit cette loi?
JOAS
Que Dieu veut être aimé; Qu'A venge tôt ou tard son saint nom blasphémé ; Qu'il est le défenseur de l'orphelin timide ; Qu'il résiste au superbe , et punit Thomidde.
ATHAUB.
J'entends. Mais tout ce peuple enfermé dans ce lieu , A quoi s'occupe-t-fl ?
JOAS
U loue, fl bénit Dieu.
ATHAUB.
Dieu veut-il qu'à toute heure on prie , on le couterople ?
JOAS
TéUt prof jne exercice est banni de son temple*