ACTE m, SCÈNE IV. C3i
Mais il faut à Toffense opposer tes bienfaits. Enfin je Yiens chargé de paroles de paix. Vivez y solennisez vos fêtes sans ombrage. . De votre obéissance eUe ne veut qu'un ^ageT*^ C'est (pour Ten détourner j'ai fait ce que j'ai pu) Cet enfant sans parents , qu'elle dit qu'elle a vu.
JOSABBT.
Eliacin?
UATHAN. ,
J'en ai pour elle quelque honte :
D'un vain songe peut-être eUe fait trop de compte. Mais vous vous déclarez ses mortels ennemis. Si cet enfant sur l'heure en mes mains n'est remis. La reine impatiente attend votre réponse.
£t voilà de sa part la paix qu'on nous annonce !
MATBAN.
Pourriez-vous un moment douter de l'accepter ? D'un peu de complaisance est-ce trop l'acheter?
lOSABET.
J'admirais si Mathan , dépouillant l'artifice , Avait pu de son cœur surmonter Tii^ustice , Et si de tant de maux le Ameste inventeur De quelque ombre de bien pouvait être l'auteur.
NATHAN
De quoi vous plaignez- vous ? Vient-on avec furie Arracher de vos bras votre fils Zacharie? Quel est cet autre enfant si cher à votre amour ? Ce grand attachement me surprend à mon tour. Est-ce un trésor pour vous si précieux , si rare ? Est-ce un libérateur que le ciel vous prépare? Songez-y, vos refus pourraient me confirmer Un bruit sourd que déjà l'on commence à semer.
JOSABET.
Quel bruit?
MATHAN
Que cet enfant vient d'illustre origine; Qu'à quelque grand projet votre époux le destine.
iOSABFT.
Et Mathan, par ce bruit qui flatte sa fiireur...
MATHAN. <-f
Princesse, c'est à vous à me tirer d'erreur.
«36 ATHALIf.
Je sais que , du mensooge ImpUe&ble ennemie ,
Josabet liyrerait même sa propre vie ,
S'il fallait que sa vie à sa sineérité
Coûtât le moindre mot contre la vérité.
Du sort de cet enfimt on n'a donc nulle trace?
Une profonde nuit enveloppe sa race ?
Et Yous-mème ignorez de quête parents issu ,
De quelles mains Joad en ses bras l'a reçu?
Parlez , je tous écoute , et suis prêt de tous croire.
Au Dieu que tous serTez, princesse, rendez gloire.
JOSABET.
Méchant y c'est bien à tous d'oser ainsi nommer Un Dieu que Totre bouche enseigne à bia^hémer ! Sa Tenté par tous peut«lle être attestée, Vous , malheureux , assis dans la chaire empestée Où le mensonge rè^e et répand son poison; Vous , nourri dans la fourbe et dans la trahison ?