ACTE JV, SCÈNE III
Porus d'aucun r^ard ne fut faTorisé; Entre Taxile et lui votre cœur ea balance , Tant qu'ont daré ses jours , a gardé le silence ; Et lorsqu'il ne peut plus Tons entendre aujourd'hui , Voas commencez, madame, à proncmcer pour lui. Pensez-vous que , sensflile à cette ardeur nouvelle , Sa cendre exige encor que tous brûliez pour elle? Ne TOUS accablez point d'inutiles douleurs ; Des soins plus importants vous appellent lÂleurs. Vos larmes ont assez honoré sa mémoire : Régnez , et de ce rang soutenez mieux la gloire ; Et , redonnant le calme à vos sens désolés , Rassurez vos États par sa chute ébranlés. Parmi tant de grands rois choisissez-leur un maître. Plus ardent que jamais , Tazile. ..
AXIANE
Quoi! le traître!..
ALEXANDRE
Hé ! de grftce , prenez des sentiments plus doux ;
Aucune traliîson ne le souille envers vous.
Maître de ses Étots, il a pu se résoudre
A se mettre avec eux à couvert de la fondre :
Ni serment ni devoir ne l'avalent engagé
A courir dans rabtmeoù Porus s'est plongé.
Enfin , souvenez-vous qu'Alexandre lui-même
S'intéresse au bonheur d'un prince qui vous aime :
Songez que , réunis par un si juste choix ,
L'Inde et l'Hydaspe entiers couleront sous vos lois ;
Que pour vos intérêts tout me sera fiuâle
Quand je les verrai joints avec ceux de Taxile.
Il vient. Je ne veux point contraindre ses soupirs ;
Je le laisse lui-même expliquer ses désirs :
Ma présence à vos yeux n'est déjà que trop rmle.
I/entretien des amants cherche la solitude :
Je ne vous trouble point