‹ Theatre complet de Jean RacineChapitre 167 sur 305 · PHÈDRE, ŒNONE, PANOPE · texte numérisé non relu

PHÈDRE, ŒNONE, PANOPE

Panope.

Je voudraûs vous cacher une triste nouvelle. Madame ; mais il faut que je vous la révèle. La mort vous a ravi votre invincible époux. Et ce malheur n'est plus ignoré que de vous.

Œnone.

Panope, que dis-tu ?

Panope.

Que la reine abusée En vain demande au Ciel le retour de Thésée, Et que, par des vaisseaux arrivés dans le port, Hippolyte, son fils, vient d'apprendre sa mort.

1. Toute est au fémioin danâ toutes les éditions contemporaines de Racine.

Phèdre.

Ciel!

Panopb.

Pour le choix d'un maître Athènes se partage, Au prince votre fils l'un donne son suffrage, Madame, et de l'État, l'autre oubliant les lois Au fils de l'étrangère ose donner sa voix. On dit même qu'au trône une brigue insolente Veut placer Aricie et le sang de Pallante. J'ai cru de ce péril vous devoir avertir. Déjà même Hippolyte est tout prêt à partir, Et l'on craint, s'il paraît dans ce nouvel orage, Qu'il n'entraîne après lui tout un peuple volage.

Œnone.

Panope, c'est assez. La reine, qui t'entend, Ne négligera point cet avis important.

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