ACTE IV, SCÈNE lU
Atalide.
Eh quoi, Madame I Osmin...
ROXANE
Était mal averti ; Et depuis son départ cet esclave est parti. C'en est fait.
Atalide. ^
Quel revers !
ROXANE
Pour comble de disgrâces, Le sultan, qui l'envoie, est parti sur ses traces.
Atalide.
Quoi I les Persans armés ne l'arrêtent donc pas ?
ROXANK.
Non, Madame. Vers nous il revient à grands pas.
Atalide.
Que je vous plains, Madame ! et qu'il est nécessaire D'achever promptement ce que vous vouliez faire 1
Il est tard de vouloir s'opposer au vainqueur.
Atalide.
0 Ciel 1
RoXANE.
Le temps n'a point adouci sa rigueur.
Vous voyez dans mes mains sa volonté suprême.
Atalide.
Et que vous mande-t-il ?
RoXANE.
Voyez. Lisez vous-même.
Vous connaissez. Madame, et la lettre * et le seing.
Atalide.
Du cruel Amurat je reconnais la main.
(Elle lit.) Avant que Babylone éprouvât ma puissance, Je vous ai fait porter mes ordres absolus. Je ne veux point douter de votre obéissance, Et crois que maintenant Bajazet ne vit plus. Je laisse sous mes lois Babylone asservie, Et confirme en partant mon ordre souverain.