ACTE IV, SCÈNE VII
ROXANE
Bajazet est un traître, et n'a que trop vécu.
ACOUAT.
Luil
RoXANE.
Pour moi, pour vous-même, également perfide, Il nous trompait tous deux,
ACOMAT
Comment ?
ROXANB.
Cette Atalide, Qui même n'était pas un assez digne prix De tout ce que pour lui vous avez entrepris...
AcOMAT.
Eh bien ?
RoXANE.
Lisez. Jugez, après cette insolence, Si nous devons d'un traître embrasser la défense. Obéissons plutôt à la juste rigueur D'Araurat, qui s'approche et retourne vainqueur ; Et, livrant sans regret un indigne complice, Apaisons le sultan par un prompt sacrifice. AcoMAT, lui rendant le billet.
Oui, puisque jusque-là l'ingrat m'ose outrager, lïoi-mêrae, s'il le faut, je m'offre à vous venger, Madame. Laissez-moi nous laver l'un et l'autre Du crime que sa vie a jeté sur la nôtre. Montrez-moi le chemin, j'y cours.
RoXANE.
Non, Acomat.
Laissez-moi le plaisir de confondre l'ingrat. fe veux voir son désordre, et jouir de sa honte. le perdrais ma vengeance en la rendant si prompte. le vais tout préparer. Vous, cependant, allez Disperser promptement vos amis assemblés.