SCENE V
OTOÈS, LES MAGES, ZELIDE, TANIS.
Tanis, accourant à l'autel.
ARRTEZ , arrêtez, miniftre du carnage ; De ce temple fanglant j’apprends quelle eft la loi,
La mort doit-être mon partage ;
Zélide a mon cœur & ma foi.
Un époux en ces lieux peut s’offrir en victime.
Refpectez l'amour qui m’anime ;
Que tous vos coups tombent fur moi.
ZELIDE.
O prodige d'amour! Ô comble de l’effroi/
Tunis pour moi fe facrifie!
( d Tams» ) Voici le feul moment de ma funeste vie Où je puis defirer de n’être point à toi.
( aux Mages» ) II n'ef point mon époux: c'eft en vain qu’il réclame
Des droits fi chers , un nom fi doux.
Ah 2 ne trahiffez pas mon efpoir & ma flamme: Que j’emporte au tombeau le bonheur d’être à
vous !
ZELIDE ET Tanis enfeMe.
Sauvez la moitié de moi-même;
Frappez , ne différez pas.
Pardonnez à ce que j’aime:
C’eft à moi qu’on doit le trépas.
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