‹ Théátre complet de M. de Voltaire. 9Chapitre 16 sur 192 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

D A L I L A fade.

Il s’éloigne, il me fuit, il emporte mon âme ;

Par-tout il eft vainqueur.

Le feu que j’allumais m’enflamme.

J’ai voulu l’enchaîner, il enchaîne mon cœur. O mère des plaifirs , le cœur de ta prêtreffe Doit être plein de toi, doit toujours s'enflammer.

O Vénus, ma feule DéeiTe, La tendreffe eft ma loi, mon devoir eft d’aimer.

Echo, voix errante,

Légère habitante

De ce beau féjour,

Echo, monument de l’amour, Parle de ma faibleffe au héros qui m’enchante. Favoris du printems, de l’amour & des airs,

Oifeaux dont j’entends les concerts,

Chers confidens de ma tendreffe extrême,

Doux ramages des oifeaux,

Voix fidelle des échos,

Répétez à jamais : Je l’aime, je l’aime.

fin du trolfième Ace. ’

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