‹ Théátre complet de M. de Voltaire. 9Chapitre 88 sur 192 · S CÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

S CÈNE PREMIÈRE

PROMETHÉE/u, CHŒUR, PANDORE

dans ! enfoncement couchée fur une ejlrade^

PROMETHÉE P rodige de mes mains, charmes que j’ai fait-

naître, Je vous appelle en vain ; vous ne m’entendez pas.

Pandore, tu ne peux connaître

Ni mon amour ni tes appas.

Quoi ! j’ai formé ton cœur, & tu n’es pas fenfible!

Tes beaux yeux ne peuvent me voir !

Un impitoyable pouvoir Oppofe à tous mes vœux un oMtacle invincible !

I vj 204 PANDO R E..

Ta beauté fait mon défefpoir.

Quoi ! toute la nature autour de toi refpire! O eaux , tendres oifeaux, vous chantez , vous aimez; Et je vois fes appas languir inanimés; •

La mort les tient fous foa empire.

Page 1