SCÈNE III
CICÉROP^^ arrivant avec précipitation : tous les sénateurs se
lèrent.
Ah !^ns quels vains débats perdez- vous ces instans? Quand Rome k son secours appelle ses enfiins , Qu'elle vous tend les bras , et que ses sept collines Se couvrent k vos yeux de meurtres, de ruines, Qu'on a déjk donné le signal des fureurs , Qu'on a déjk versé le sang des sénateurs ?
LUCUU.US.
Ociel!
CATON
Que dites-vous?
THÉÂTRE. TOHE III. l^-
a50 GATIllVA.
CIGÉRON 9 deboyt. ^
J'avais, d'un pas rapide Guide des chevaliers la cohorte intrépide , Assure des secours aux postes menacés , Armé les citoyens avec ordre placés.
J'interrogeais chez moi ceux qu'en ce trouhle extrême Aux yeux de Céthégus j'avais surpris moi-même. Nonnius , mon ami , ce vieillard généreux, Cet homme incorruptible , en ces temps malheureux , Pour sauver Rome et vous arrive de Préneste. Il venait m'éclairer dans ce trouble funeste^ M'apprendre jusqu'aux noms de tous les conjurés , Lorsque de notre sang deux monstres altérés , A coups précipités fhippent ce cœur fidèle. Et font périr en lui tout le fruit de mon zèle. Il tombe mort ; on court , on vole , on les poursuit ; Le tumulte , Phorreur, les ombres de la nuit , Le peuple qui se presse , et qui se précipite , Leurs comjplices enfin favorisent leur fuite. J'ai saisi l'un des deux qui, le fer a la main , Égaré , furieux , se frayait un chemin.
Je l'ai mis dans les fers, et j'ai su que ce traître Avait Catiiina pour complice et pour maître.
CCicëron s'assied avec le sénat. )