‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 208 sur 275 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

GASSAADRE, SOSTÈNE , L'HIÉROPHANTE , Mruur

du temple.

CASSANDRE. '

Interprète du cid»

Ministre de clémence , en ce jour solennel » J'ai de votre saint temple écarté les alarmes. Contre Antigone encor je n'aipoint pris les armes ; J'ai respecté ces temps k la |)aix consacrés } Mais donnez cette paix k mes sens déchirés. J'ai plus d'un droit ici , je saurai les défendre. Je meurs sans Olimpie^ et vous* devez la. rendre. Achevons cet hymen.

l'hiérophante.

Elle remplit y seigneur^ Des devoirs bien sacrés et bien chers è son cœur.

CASSANDRE

Tout ie mien les partage. Où donc est la prêtresse Qui doit m'ofirtr ma femme ', et bénir ma tendresse?

l'hiérophante.

Elle va l'amener. Puissent de si beaux nœuds Ne point faire aujourd'hui le malheur de tous deux!

CASSANDRE

Notre malheur!.... Hélas ! cette seule journée Voyait de tant de maux la course terminée. Pour la première fois un moment de dbueeur De mes afifeux chagrins dissipait la noirceur.

l'hiérophante.

Peut-être plus que vous Olimpie est k plaindre.

CASSANDRE

Gomment? que dites-vous?... Eh, que peut-elle craindre?

^ s OLmviE.

L'HiéROPHÂMTSy t'en allant.

Vous rapprendrez trop tât.

GASSANORE.

Non ', demeurez. Eii quoi , Du parti d'^Antlgfoiie éfees-Tous eontre moi?

l'hiârofhante.

Me prëservcnt les deux de passer les limites Que mon culte paisible k mon zèle a prescrite» f Les intrigues des cours , les cris des fections , Des humains que je fuis les tristes passions , N'ont poiiit eucor troubla i^q^ retraites obscures ^ : Au dieu que nous servons nous levons des mains pures. Les d^l^^ts des grandi t^% , pt^epipti^ 91 se divistr. Ne sont connus de nous que pour les apaiser ; £t nous ignorerions leur^ gi^ndeurs passagères , Sans le fatal hesoiu qu^ls ont cb nos prières. Pour vous , pouv Olimpio , et peur d'autres , seigneur^ ^e vais des immortels implorer la faveup.

€A8SANBRE«

ODmpie !

l'hiérophaktb.

En ces lieux ce moment la rappelle.

Voyez si vous ayez eneor des droits sur elle. Je vous laisse.

■ ( Il sort') et le temple v^ouvre. )

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