‹ Théâtre complet de Voltaire, avec notes, remarques et variantesChapitre 36 sur 275 · AZ£1(Â · texte numérisé non relu

AZ£1(Â

Ah ! cher prince , arrêtez. Ninias , est-ce vous ? Vous , le hls de Ninus, mon maître et mon époux?

NINIAS

Ah! vous me revoyez confus de me connaître. . Je suis du sang des dieux, et je frémis d'en être. Écartez ces horreurs qui m'ont environné , Fortifiez ce cœur au trouble abandonné , Encouragez ce bras prêt à venger un père.

AZÉMA

Gardez- vous de remplir cet affreux ministère.

NINIAS

Je dois un sacrifice, il le faut, j'obéis«

AZÉMA

Non , Ninus ne veut pas qu'on immole son fils.

N^ilAS.

Comment?

AZfilltA.

Vous n'irez point dans ce lieu redoutable; Un traître y tend pour vous un piège inévitable.

NINIAS

Qui peut me retenir? et qui peut m'efirayer?

AZÉBTA.

C'est vous que dans la tombe on va sacrifier ; Assùr , l'indigne Assur a d'un pas sacrilège Violé du tombeau le divin privilège :

Il vous attend.

NINIAS

Grands dieux ! tout est donc éckirci.

Mon cœui* est rassuré , la' victime est ici. Mon pèr^ ^ empoisonné par ce monstre perfide , Demai\dft sif haut» voix le sang du parricide. Instruit p?«»le grand-prêtre, et conduit par le ciel, Par Nînus'inênw armé conlve le ciimin49

Page 1