F Y LA DE
Le seul Égislbe Dut recevoir de nous ce monument si triste.
ELECTRE
Qu'entends^je ? ô nouveau crime ! 6 désastres plus grands ! Les cendres de mon frère aux mains de mes tyrans! Des meurtriers d'Oreste, ô ciel ! suis- je entourée?
ORESTE
De cre reproche affreux mon ame déchirée Ne^ peut plus
ELECTRE
Et c'est vous qui partagez mes pleurs?
Au nom du fils des rois, au nom des dieux vengeurs, S^il n'est pas mort par vous, si vos mains généreuses Ont daigné recueillir ses cendres malheureuses....
ORESTE
Ah dieux!. ..
ELECTRE
Si vous plaignez son trépas et ma mort^ Répondez-moi; comment avez- vous su son sort? Étiez-vous son ami ? dites-moi qui vous êtes, Yous surtout dont les traits. . . . Yos bouches sont muetles ; Quaùd vous m'assassinez, vous êtes attendris.
ORESTE
C'en est trop> et les dieux sont trop bien obéis.
ELECTRE
Que dites-vous?
ORESTE
Laissez ces dépouilles horribles.
ELECTRE
Tous Ips cœurs aujourd'hui seront-ils inflexibles? Non , fatal étranger , je ne rendrai jamais Ces présens douloureux que ta pitié m'a faits ; C'est Oreste, c'est lui... Vois sa sœur expirante L'embrasser en mourant de sa main défaillante.
ORESTE
Je n'y résiste plus. Dieux inhumains, tonnez. Élcclre