‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 56 sur 96 · LA CALANQUE · texte numérisé non relu

LA CALANQUE

Comme le jour tombait, l'œuvre achevée à peine, On poussa vers les eaux la glissante carène. Chacun d'eux sur les bancs s'empressa de s'asseoir. Le foc, rouge haillon, s'ouvrit au vent du soir; Ils partirent sans bruit sur la mer sombre et haute : Et moi, je les voyais s'éloigner de la côte. Et je songeais à toi, mortel qui, le premier, Jetas aux flots le tronc d'un chêne ou d'un palmier. Et sur cet appui frêle, en ta sainte démence, Allas seul alïronter l'horreur de l'onde immense!

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