ACTE DEUXIÈME
et remercie la comtesse, qui t'a délivrée à jamais du sieur
d'Estrigaud.
CATHERIXE, à Octavie.
Comment m'en avez-vous délivrée ?
OCTAVIE, s'assovint près de la table ronde.
I En lui annonçant que vous agréez la recherche d'Adhémar.
CATHERINE
Ah! vous savez déjà?..
Oui, nous avons vu M. de Sainte-Agathe. — Le baron est parti désespéré.
CATHERINE, s'asseyaat près d'Octavie.
Désespéré? en vérité?
MADAME UELIER, qui a pris le journal sur la table et le parcourt depuis quelques instants.
Ne vous inquiétez pas de ce désespoir; voici dans le Moustique une anecdote bien tranquillisante.
CATHERINE
Voyons.
MADAME HÉLIER, Usant.
tt Vous connaissez bien le baron? le magnifique, le triomphant, le seul, le dernier baron... »
PRÉVENQUIÈRE.
C'est bien lui !
MADAME HÉLIER, lisant.
8 Cet éternel jeune homme qui paye si admirablement ses dettes... »
PRÉVENQUIÈRE.
Le signalement est complet !
MADAME HÉLIER
« Vient d'en payer une dernière, qu'il croyait bien ne payer jamais, celle-là : au sort commun. Vous savez qu'il protège une danseuse... »
OCTAVIE, à Catheriae.
Il a toujours vingt ans.
MADAME HÉLIER
Attendez la fin. (Lisant.) « Il la rencontre dernièrement au lac, traînée par un attelage bizarre et superbe qui faisait sensation... un cbeval d'ébène et un cheval de neige... »
CATHERINE, à Octavie.
Nous avons remarqué l'attelage, vous souvenez-vous?
MADAME HÉLIER, lisant.
« Or, le baron n'avait ofTert que l'ébène; d'où peut être tombée cette neige... sur son front? Si vous le savez, ditesle-lui, vous lui rendrez service. »
PRÉVENQUIÈRE, allant à la table de jeu.
L'âge des carpoufîets arrive, mon camarade ! — Ah çà, madame Hélier, ma revanche.
LE DOMESTIQUE, annonce.
M. le vicomte de Valtravers.