‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 137 sur 358 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

PRÉVENQUIÉRE.

Jacques Bartet. Pauvre jeune homme! Il est resté là-bas !

ADHÉMAR

Avec la tète tranchée ?

PRÉVE>QUIÈRE.

Non, il a pu fuir dans la déroute, tandis que Champlion.^ dont le cheval avait une jambe cassée d'un coup de mousquet, — quarante d'atout, — restait aux mains des vainqueurs.

OCTAVIE

Quelle déroute ? quels vainqueurs ? quels mousquets ? Vous avez une façon de raconter les choses à moitié, qui est insupportable. Si vous voulez faire votre récit de Théramène, faites-le franchement, et laissez là vos cartes.

MADAME HÉLIER

J'allais marquer le cinq cents.

PRÉVENQUIÉRE, se levaot.

Et moi le deux cent cinquante. — Eu bien, Champlion et Bartet étaient arrivés à Wara, au moment où le Soudan du ^Vadai préparait une expédition contre le Darfour. Il les invita à le suivre. On rencontra l'ennemi devant une rivière nommée laKeïlak; il y eut un combat acharné, où malheureusement les guerriers du Wadaï furent mis en complète déroute et où Champlion fut pris comme je vous l'ai dit. Est-ce clair?

OCTAVIE

Très-clcdr. Mais que faisaient vos savants pendant la bataille?

PRÉVENQUIÉRE.

Je suppose qu'ils se battaient.

OCTAVIE

Comme invités ?

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