‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 14 sur 358 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

FORESTIER, seul.

Camille a fait passer en moi sa conC'ance,

Oui, tout tournera bien... Mais, morbleu ! quelle chance

Que mon fils ne soit pas sérieusement pris !

Que devenait Camille, en ce cas? J'en frémis.

Je la connais, l'enfant! sous sa grâce légère,

C'est le cœur immuable et grave de sa mère ;

Un de ces cœurs profonds, tranquilles, absolus,

Qui, donnés une fois, ne se reprennent plus 1

— 0 maîtresse de Paul, qui que tu sois, gaillarde

Dont la conquête est plus facile que la garde.

Je te bénis ! — Mon fils va rentrer au bercail.

Et l'ordre reviendra, ramenant le travail...

C'est que Paul est à l'heure où l'avenir se joue,

Où le talent en fleur coule, s'il ne se noue !

S'approchant du tableau.

Voilà des qualités de maitre, et, tout auprè-.

Des fautes d'écolier qu'il semble faire exprès. L'animal! Ce Milon fait un gros dos de chatte...

Preaaat la palette et les pinceaux cle Paul.

Attends un peu, je vais te muscler l'omoplate !

Tout ea peignant.

Sans rien dire, je t'ai plus d'une fois déjà...

Une porte sous tenture s'ouvre à droite ; Léa entra sur la pointe du pied, remettant la clef dans sa poche.

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