‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 163 sur 358 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

PRÉYENQUIÈRE.

Je le veux bien; mais, quand mademoiselle de Birague s'y trompe, on peut s'y tromper, et vous lui devez, vous devez à tous les siens de ne pas "exposer à la malignité du monde.

CHAMPLION.

La malignité de votre monde ne daignerait certainement pas s'exercer à mon sujet. Je suis un trop mince personnage pour qu'elle m'honore de son attention.

PRÉYENQUIÈRE.

Pas au moment où votre nom occupe tout Paris.

CHAMPLIOX,

D'ailleurs, il y a un moyen bien simple de fermer la bouche aux plus malveillants. Si mademoiselle de Birague venait à être offensée, quel serait son champion naturel? Vous, monsieur le comte !

PRÉYEXQUIÈRE.

Comment, moi ?

CHAMPLION.

N'êtes- vous pas son tuteur, son second père? Eh bien, faites-moi l'honneur de me servir de témoin : personne ne supposera que vous m'ayez cédé votre place.

PRÉVEXQUIÈRE.

J'entends bien, c'est un palliatif; mais mieux vaudrait encore arranger l'affaire.

CHAMPLION.

Nous aurons plus tôt fait de la vider. Les suites n'en sauraient être plus sérieuses que le motif.

PRÉYENQUIÈRE.

Est-ce qu'on peut savoir?.. Une fois sur le terrain, il suffit d'un coup malheureux !

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