‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 183 sur 358 · ACTE CINQUIEME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIEME

ADHÉMAR

Ma foi ! quand il délibère pour se battre, j'ai bien le droit de m'étoaaer.

OCTAVIE

'Sou, vous ne l'avez pas, puisque vous ne connaissez pa^ la véritable cause de la querelle. Et, par parenthèse, messieurs, je ne comprends pas que vous acceptiez d'être témoins dans ces conditions-là.

ADHÉMAR

Quand je rends service à un ami, madame, je ne lui en demande pas plus qu'il ne veut m'en dire.

PRÉVENQUIÈRE.

Et moi, vous savez bien que j'ai accepté dans l'intérêt de Catherine. — Mais j'avoue que l'attitude du baron m'imquiète. Une affaire dans laquelle je vois hésiter un si galant homme...

ADHÉMAR

Où prenez-vous sa galanthommerie ?

PRÉYENQUIÈRE.

Elle est incontestable (a Octavie.) et incontestée. Ce n'est pas la femme d'un agent de change qu'il avait détournée, mais simplement celle d'un coulissier. M. de Sainte-Agathe avait entendu tout de travers. Il est accouru ce matin à la ; première heure, le pauvre homme, pour réparer ce qu'il appelle les médisances de son oreille.

OCTAVIE

Je ne le crois pas mauvaise langue; mais il y avait là, en effet, de quoi troubler la pais d'un ménage. Les maris sont si absurdes ! — Serez-vous défiant, vicomte ?

ADHÉMAR

Comme les autres... si ma femme ne me trompe pas.

284 LlOISS ET RENARDS.

OCTAVIE

Vous croyez donc que la sécurité est l'apanage des marip trompés ?

C'est ce qui les distingue des maris... détrompés.

OCTAVIE

Vous êtes sceptique.

PRÉVENQDIÈRE.

11 a tant vécu ! (Bas, à octavie.) Me pardonnez-vous ?..

OCTAVIE

Grand enfant 1

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