ACTE QUATRIÈME
ROBLOT
Et moi qui le traitais à la bonne franquelLe 1 Mais qui aurait deviné qu'un garçon aussi fort dans les affaires...
JONQL'lÈnES.
Est-il vraiment très-fort ?
Lui ! Il sera un jour notre maître à tous.
JOXQLIÈRES.
Vous badinez.
ROBLOT
Il a le flair, le sang-froid, la décision, et une veine !..
JONQUIÈRES
Très-joli cavalier par- dessus le marché !
ROBLOT
Charmant ! Sa femme ne sera pas à plaindre.
JONQUIÈRES
Est-ce qu'il songe à se marier?
ROBLOT
Pas encore, il n'a que vingt-cinq ans.
JOXQUIÈRES.
C'est le bon âge.
ROBLOT
Je ne dis pas que s'il se présentait un parti digne de lui...
JOXQUIÈRES.
Il doit tenir avant tout à la naissance ?
ROBLOT
Pas le moins du monde; il en a pour deux
JOXQUIÈRES.
Alors pourquoi est-il furieux de ces bruits?,.
400 JEAN DE THOMMERAY.
ROBLOT
Uniquement au point de vue de mademoiselle votre fille, qu'il trouve charmante.
JOXQUIÈRES.
C'est d'un galant homme.
ROBLOT
Comptez sur sa loyauté pour couper court à ces propos ridicules.
JONQUIÈRES, à part, faisant quelques pas.
Ridicules, ridicules ! Après tout, l'enfant veut un gentilhomme; celui-là lui plaît... Très-fort, des merlettes, de la santé... (Haut.) Rohlot, il y a 50,000 francs pour vous si ce mariage-là se fait.
ROBLOT
Vous ne mâchez pas vos paroles.
iONQUlÈRES.
Très-rond en affaires, moi.
ROBLOT
Moi, sans être pointu, je refuse votre pot-de-vin ; le plaisir de vous obliger me suffit.
JONQUIÈRES
Tu iras loin, petit.
Dieu vous entende! Quant à votre affaire, je dois vous en montrer tout de suite la difhculté. Thommeray considère le mariage comme une chose tout à fait sérieuseiâet qui doit mettre absolument lin à sa vie de garçon.
JONQUIÈRES
Je l'entends bien ainsi.