‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 295 sur 358 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

RETNOLU.

Cette idée-là ne m'était pas venue.

HENRI

Nous avons été pour ainsi dire élevés tous troi^ ensemble; vous vous tutoyez, elle te traite avec une familiarité tranquille...

REYNOLD, accablé.

C'est vrai! c'est vrai!

HEXRI.

Jamais le moindre trouble...

REYAOLD.

Jamais.

HENRI

Ne faudrait-il pas, avant d'aller plus loin, savoir un peu ce qu'elle pense?

Sans doute... mais par quel moyen?

HENRI

Le plus simple est de le lui demander.

REYNOLD

Non... non! je n'oserais plus remettre les pieds ici, et je vous aurais perdus tous les deux.

HENRI

Attends. J'ai une idée... une petite épreuve qui nous montrera le fond de son cœur, qu'elle ne connait peut-être pas elle-même. Je vais lui dire que tu es amoureux et que tu veux te marior. Nous verrons bien quelle mine elle fera. Si elle est troublée, nous dirons tout.

REYNOLD

Pauvre chérie !.. ça lui sera bien égal !

448 MADAME CAVERLET.

HENRI

Si ça lui est égal, nous ne dirons rien. Adoptes-tu mon plan?

REYNOLD

Fais ce que tu voudras, mon bon Henri. Moi je suis hébété. La voici... je me sauve.

Henri le retient par la main.

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