ACTE DEUXIÈME
REYNOLD
Vous avez «ne tante d'Amérique?
HENRI
A. Avranches!
REYNOLD
Hé! vive la joie! voilà qui arrange tout! Non, parbleu, il ne se doute pas de cette tante-là! Va-t-il être content!., j'en suis honteux pour lui! — C'est moi qui bisquais d'aller à Londres!
HEKRI.
Tu y serais donc allé?
REYXOLD.
Parbleu! on est mineur ou on ne l'est pas! Je dois encore ti'ois mois d'obéissance à papa... mais comme je tombais entre ses bras le li octobre pour fêter avec lui mon anniversaire! — J'aime autant ne pas attendre jusque-là.
Ne perds pas de temps : nous partons demain.
REYNOLD
Avant la fin du jour, vous le verrez paraître... en habit noir et en gants blancs!., je cours, fsur la porte.) Mais que je suis bête! il est bien plus simple de l'attendre ici.
HENRI
Il va donc venir?
REYNOLD
En doutes-tu? suis bien ses mouvements : il sort du prétoire...
HENRI
Un peu confus de son procédé militaire...
466 MADAME CAVERLET.
REYNOLD
Il se hâte d'ouvrir ma porte...
HENRI
Il trouve la chambre vide...
REYNOLD
Il devine que je suis ici, et il accourt furieux pour me ramener.
HENRI
Par l'oreille!
C'est probable. — Alors je lui assène sur la tête le million de ta tante; je profite de son étourdissement pour le jeter aux pieds de ta mère, et j'aurai passé ma journée avec ta sœur et toi.
HENRI
Très-bien combiné.
REYNOLD
Mais, au nom du ciel, ne me laisse pas languir dans cette harde ridicule! Si Fanny me surprenait là dedans, j'en ferais une maladie, comme dit papa.
HENRI
Allons, coquet! viens dans ma chambre.
UN DOMESTIQUE, entrant par le fond.
Il y a là un étranger qui demande à vous parler, monsieur.
HENRI
Failcs-1« entrer, et priez-le de m'attendre un instant. (a ReynoiJ.) Au vcstiaire !
Ils sortent par la droite.