‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 318 sur 358 · FAN NT · texte numérisé non relu

FAN NT

Et si le ciel nous tombait sur la tète?

HENRI

Mais enfin...

FAXNY.

Je resterais fille. Je ne tiens pas tant à me marier.

HENRI

Oh ! moi non plus, grand Dieu !

FANNY, lui prenant les mains.

Eh bien, tu resteras garçon, et nous ne nous quitterons jamais.

HENRI, la serrant dans ses bras.

Jamais! jamais! Tu es tout ce qu'il me reste de fierté. 03 ah! si tu devais un jour... j'aimerais mieux te voir morte!

Il se jette sur le canapé.

FANNY, s'asseyant près de lui.

A qui en as-tu? (Lui prenant la main.) Tu as la fièvre... Calme- VI. 27.

478 MADAME CAVERLET.

toi, cher frère ! Ne te rends pas plus malade que moi de mes chagrins. Vois comme je suis tranquille. Reynold ne m'oubliera pas, sois-en sûr, et je serai sa femme, dussions-nous nous marier in extremis. Je parle latin. Tu ne me croyais pas si savante? (Avec des larmes dans la voix.) Ris douc uu peu, méchant frère!

HENRI, l'embrassant.

Cher trésor !

FANNY, se levant.

Sais-tu ce que nous avons fait à Genève? Maman m'a acheté un charmant trousseau... de voyageuse. Si je l'avais laissée faire, elle aurait acheté tout le magasin. (D'un ton sérieux.) Ne lui disous plus un mot de mon mariage; elle croit que je n'y pense plus, tant j'ai eu l'air charmée de nos emplettes... Je retourne auprès d'elle, pour qu'elle ne se doute pas que je me suis informée de mon sort.

Entre Caverlet par le fond.

HEIÎRI, à part.

Lui!

FANNY, se croisant sur la porte avec Caverlet.

Bonjour, bon ami.

Elle lui présente son front et sort.

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