‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 322 sur 358 · RET>-OLD · texte numérisé non relu

RET>-OLD

Depuis ce matin... je viens de faire un tour en canot pour attendre ton retour, et me voilà. — Tu as l'air fâchée de rae voir?

FA.NNY, inqniète.

Oh! non... mais si maman savait...

REYNOLD

Eh bien?

4P.J MADAME CAVERLET.

FANNY

Elle croirait que je l'ai permis de revenir.

REYNOLD

Serait-ce un si grand crime ?

FANNY

Non... mais elle croirait que je t'aime toujours.

REYNOLD

Tandis que tu ne m'aimes plus?

FANNY

Je ne dis pas cela... non! je ne le dis pas. Mais pour rien au monde je ne ferai jamais l'ombre d'un chagrin à ma mère.

REYNOLD

En sorte que si elle t'ordonnait d'en épouser un autre, tu l'épouserais ?

Est-ce que c'est possible? Il me semble que tu es mou mari... de naissance, comme Henri est mon frère... mais je fais semblant de t'oublier pour que ma mère ne s'afflige pas de mon chagrin.

REYNOLD

C'est-à-dire que tu l'aimes plus que moi ?

FANNY

Dame! n'est-ce pas juste?

REYNOLD

Juste, juste!., oui, c'est juste, cher trésor, et je ne te voudrais pas autrement. Je suis un idiot qui s'attendait à des protestations romanesques, et qui retardait sa bonne nouvelle dans l'espoir de t'entendra dire des sottises... bien moin» douces que la vérité.

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