‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 7 sur 358 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

PAUL

A madame de Clers, entre autres...

ADOLPHE

Tu l'as su?

Quoi! Léa?..

ADOLPHE, à PauL

Qui fa dit?

PAUL, embarrassé.

Je m'en suis aperçu.

FORESTIER, à Adolphe.

Vous avez eu grand tort, très-grand tort, d'entreprendre Dans ma famille...

ADOLPHE

Mais...

Je n'y veux pas d'esclandre.

Mais madame de Clers ne vous est rien!

FOUESTIER.

D'abord Ma pupille est sa nièce ou peu s'en faut...

ADOLPHE

D'accord ; Mais, n'étant pas parent vous-même de Camille...

Depuis que je lui sers de père, elle est ma fille; Mon cœur entre elle et Paul a dû se partager, Et qui lui tient de près ne peut m'être étranger.

D'ailleurs, de la famille étendant le domaine,

Je l'ai toujours comprise à la façon romaine,

Et je compte pour miens, dans cette acception,

Tous ceux qui sont tombés sous ma protection.

Or, madame de Clers est de ma clientèle,

Et vous devez savoir ce que j'ai fait pour elle.

Quand elle eut obtenu devant le tribunal

La sép:îration contre un mari brutal.

Après l'avoir au cours du procès soutenue,

C'est moi qui dans le monde encor l'ai maintenue,

Couvrant de mon lionneur et de mes cheveux blancs

Ce qu'offrait son état de prise aux malveillants.

ADOLPHE

Vous serez donc toujours vif comme le salpêtre?

Oh! je ne prends jamais quatre chemins...

ADOLPHE

Non, maître!.

Pas même un quelquefois... Comme le sanglier. Vous aimez à donner à travers le hallier. Si vous aviez daigné prendre un peu patience, Vous auriez vu qu'ici, seigneur, en conscience, Vous aviez plutôt lieu de vous apitoj^er Que de me dire vous et de me rudoyer ; Car Léa m'a reçu plus mal, s'il est possible, Que les autres.

J'en suis charmé.

ADOLPHE

Je suis sensible A la part...

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