‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 85 sur 358 · VI · texte numérisé non relu

VI

MADAME DE VERLIÈRE, d'un air préoccupé.

Au contraire, il a été parfait. Pas une seconde d'hésitation. Il trouve même que les cheveux blancs me vont plutô* mieux.

LANCY

Et c'est pour cela qu'il a si vite pris congé?

MADAME DE VERLIÈRE.

C'est moi qui l'ai prié de me laisser un peu à moi-même. Il reviendra prendre le thé ce soir. Mais après une matinée si remplie, j'avais vraiment besoin de rassembler mes idées... Je suis bien aise de vous retrouver là.

LANCY

Et moi, je veux être pendu si je sais ce que j'y fais. Adieu, madame.

MADAME DE VERLIÈRE.

Je ne vous renvoie pas... au contraire.

LANCY

Votre triomphe serait-il incomplet si je n'y assistais pas?

MADAME DE VERLIÈRE.

Mon triomphe!.. Oui, je devrais être au comble de mes vœux, et pourtant... je suis presque triste.

LANCY

Une grande joie est aussi accablante, dit-on, qu'une grande douleur.

MADAME DE YERLIÈRE.

Non, ce n'est pas cela; c'est... c'est votre faute.

A moi?

MADAME DE VERLIÈRE.

Tout ce que vous m'avez dit sur M. de Maulôon me revient et me trouble

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