‹ Théâtre complet (volume 3)Chapitre 9 sur 358 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

A quoi donc, animal, te servait ton miroir?

— Je pars, je vais cacher dans un pays sauvage...

PAUL

Ne te condamne pas sur un seul témoignage.

ADOLPHE

Il est conforme au mien : commun, commun, commun!

FORESTIER, à Paul.

S'il ne peut être heureux à moins d'être Lauzun, Laisse-le voyager : le changement de place Va nous le transformer soudain en Lovelace.

A Adolphe.

En route, et bonne chance, ami.

ADOLPHE

Vous êtes gai!

Non : que te manque-t-il? D'avoir l'air distingué; ■ Les étrangers l'ont tous à Paris, c'est notoire ; Donc, nous l'avons chez eux, je me plais à le croire. Dès qu'on a de Taccent, on a le ton exquis; Tu parles allemand aussi mal qu'un marquis !

Pour le moins! Je comprends!

Tu deviens excentrique; Ton gros nom même exhale un parfum exotique...

ADOLPHE, se carrant.

Adolphe de Beaubourg, gentilhomme français.

Et tu parcours le monde en volant des succès.

ADOLPHE

Vous m'ouvrez l'iioi'izon, vous me versez du baume ! Je pars, mais cette fois en quête d'un royaume! J'ai trouvé ma carrière et n'en veux plus changer, Seigneur! je m'établis gentilhomme étranger! Adieu, maître, et merci!

Camille!

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