‹ Théâtre completChapitre 111 sur 287 · SCÈNE V FABRICE, ANNIBAL · texte numérisé non relu

SCÈNE V FABRICE, ANNIBAL

FABRICE, à part.

A MOUS deux, sacripant!

AN.\IDA.L, à part.

A nous deux, mon bonhomme.

Us se metlent à table.

Vous posséderons-nous long-temps?

FADRICE.

Je vais à Rome.

AN NI BAL

Peut-être vous entrez dans l'Église?

FABRICE

En effet.

ANNIBAL

Un bel état, Monsieur!... Ce jambon est partait.

FABRICE

Il ouvre l'appétit.

ANNIBAL

Et la soif.

FABRICE

11 laut boire.

Ils boivent.

A A.MB AL.

Une profession tout à tait méritoire, Monsieur! Moi qui vous parle, entre autres révérends Carmes et franciscains qui furent mes parents, Je cite avec orgueil dom Paul-Grégoire-Ignace, Évèque, in partibus, d'une ville de Thrace. C'était un très saint homme, et je suis convaincu Qu'on l'eût canonisé... s'il avait mieux vécu. Mais...

H parle à Toioille de Fabrice.

Vraimeni?

AN M BAL

Comme j'ai l'honneur de vous le dire.

Et, quand on l'y prenait, il se mettait à rire! Bah! buvons tout de même à ce pauvre défunt.

Ils boivent.

FABRICE

Attaquons ce pâté qui m'allèche au parfum.

ANNIBAL

J'oubliais la santé du pieux dom Sidoine, Mon oncle maternel, en son vivant chanoine. On n'en cite qu'un trait, mais qui dura longtemps. Car c'est d'avoir vécu quatre-vingt-dix-huit ans.

Ils boivent.

Çà, de tous mes parents j'ai fêté la mémoire : Mais n'en avez-vous pas ({uelques-uns à qui boire?

FABRICE

Trois tantes, six cousins et se[)t frères de lait.

ANNIBAL

Trois, neuf, seize... buvons à chacun, s'il vous plaît.

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