‹ Théâtre completChapitre 181 sur 287 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

TAMPO>ET.

Excepté la bataille avec le jeu de dames... Hé ! hé ! mauvais sujet !

A part.

Criblons-le d'épigrammes.

JULIEN

Le jeu de dames, soit, je Ty crois sans égal. Mais, quant à la bataille, il s'en tire assez mal : Témoin son pauvre bras.

0 ciel ! une blessure ?

STÉPHANE

Non, Madame, du tout. Rien qu'une égratignure.

JULIEN

Assez forte pourtant pour vous faire crier Quand une main s'y vient par hasard appuyer. Car c'est ainsi que j'ai découvert sa vaillance.

STÉPHANE

Et personne autrement n'en eût eu connaissance.

AD RI EN NE, à part.

Va, va, pauvre mari, sers ton rival.

Parbleu !

Cher Julien, nommez-vous cela malheur au jeu? Un petit coup d'épée à porter en écharpe, De quoi traîner la jambe et faire l'œil de carpe ! Peut-on à moins de frais se rendre intéressant? Total : une écorchure et trois irouttes de sans:.

Vous êtes goguenard, mon oncle.

Laissez faire, Madame; monsieur parle en ancien militaire.

TAMPON ET

Si je n'ai pas servi, sachez que j'ai reçu

Maint coup d'épée au corps et dont on n'a rien su;

Car je ne cherchais pas, moi, des admiratrices!

Monsieur!

ADRIENNE

Ces coups n'ont pas laissé de cicatrices.

STÉPHANE

Par pure modestie.

Oui, Monsieur ! — Sachez bien Que les gens comme il i'aut ne se vantent de rien.

STÉPHANE, souriant.

Prenez donc garde.

A quoi? Je trouve ridicule...

STÉPHANE

Vous allez vous blesser avec votre férule.

C'est vrai ; vous le frappez, mon oncle, sur vos doigts.

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