‹ Théâtre completChapitre 232 sur 287 · SCÈNE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE QUATRIÈME

CIIALCIUIAS.

C'est du poison.

BOMILCAK.

Je m'en doutais.

A Psaurais.

Eh bien, navais-je pas raison?

CIIALCIDIAS.

Rendez-moi mon anneau.

PSAUMIS, saisissant la bague.

?son pas, par Hippocrate !

CHALCIDIAS.

Il est d'autre trépas que celui de Socrate.

PSAUMIS.

Eh ! là, mon bon ami, mon cher Chalcidias, J'ai voulu plaisanter; on ne te battra pas. Tu n'auras d'autre emploi que jouer de la flûte; On te nourrira bien, enleuds-tu?

CHALCIDIAS,

Quelle brute?

PSAUMIS.

Oui, j'ai l'air d'un butor, mais mon air est trompeur. Je suis doux; remets-toi, voyons ! je t'ai fait peur? C'était de la gaîté, voilà tout! j'ai cru rire. Mais, pour l'amour des dieux, ne va pas te détruire !

CHALCIDIAS.

Sache qu'un cœur, nourri dans un peu de fierté, Survit à tout, Psaumis, hors à sa liberté,

Et qu'en te la vendant povir payer un caprice, J'envisageais déjà la mort libératrice.

Rien ne peut te fléchir en ta faveur?

CHALCIDIAS, souriant.

Non, rien.

PSAUMIS.

Mais tu n'as pas le droit de te tuer, vaurien ! Ton serment par le Styx...

CHALCIDIAS.

J'ai juré, non de vivre.

Mais bien de me livrer vivant, — et je me livre.

PSAUMIS.

C'est do l'improbité, c'est... je suis ruiné! Et ma femme qui va me faire un nouveau-né ! Laisse-moi te revendre au moins.

BOMILCAR

Je vous l'achète.

PSAUMIS.

Vous lui connaissez donc un trésor en cachette ?

A Clialcidias.

Es-tu sûr de ne rien posséder?

CHALCIDIAS.

Par Castor Me serais-je vendu si j'avais un trésor?

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