‹ Théâtre completChapitre 255 sur 287 · DEUX HÉRAUTS · texte numérisé non relu

DEUX HÉRAUTS

0 poètes, chantez, car les dieux sont propices !

LE HERAUT, sur les degrés du temple.

Alcée ! Alcée ! Alcée !

ALCEEj s'avançant au milieu de la scène, chante

0 liberté, déesse austère, On a brisé ton fier autel ; Mais de tes pas la vieille terre Garde un souvenir immortel.

462 SAPHO

Il vient une heure où chaque fibro Se révolte aux cœurs généreux, Et crie à l'iiomme qu'il est libre El n a pour maîtres que les dieux

Que le bras se lève

Pour les maux soufTerts;

A défaut de glaive,

Brandissons nos fers.

L'humanité qui dégénère N'est-elle plus fille des dieux?

Son œil baissé vers la poussière K'ose-t-il regarder les cieux?

Ressaisis donc ton héritage, ISoble race, avec ta fierté; Si tu naquis dans l'esclavage, Lègue à tes fils la liberté !

Que le bras se lève

Pour les maux soufferts;

A d('faut de glaive,

Brandissons nos fers.

LE PEUPLE

Meure la tyrannie !

Malheur à qui s'endort Dans cette ignominie !

Plutôt hMnort!

ALCÉE

Les entends-tu, Pliaon, ces cris d'heureux présage?

PHAON

La Grèce t'a compris! Elle nous encourage.

LE HÉRAUT, sur les degrés de l'aulcl.

Sapho ! Sapho ! Saplio !

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