‹ Théâtre completChapitre 267 sur 287 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

G L Y C K II Ej aiiiùi'eincnt.

Pour la muse ?

PYTIIÉAS.

Oui, dans ce coffret.

Il le lui montre sur le guéridon où l'osclave de Pittacus l'a déposé. (W.VCÈUE.

Ainsi son triomphe est complet !

Oh ! je la hais ! qui me vengera d'elle ? Qui me vengera de IMiaun?

Oubliez donc votre infidèle, Et vengez-vous de la bonne façon En me laissant cueillir sur votre joue...

GLY'CÈRE, le repoussant.

Yous êtes ivre !

PYTHÉAS

Je l'avoue...

Un peu. mais pas encor assez Pour lui dire à quel point ses jours sont menacés.

GLYC KRE, à part.

Assurément ({uelque chose se trame.

Elle se dirige vers la tab!e à gauche. PYTHÉAS, la suivant.

Oh ! qu'elle est belle, cette femme !

GLY GERE, prenant sur ia table une coupe et une amphore et versant à boire à Pythéas.

Buvons au succès du complot !

476 SAPHO

PYTHÉAS, interdit.

De quel complot ?

GLYCÈRE

Celui dont Pylhéas est l'âme.

PYTHÉAS, retombant assis près de la table.

Moi?... Conspirer n'est pas mon lot.

GLYCÈRE

Tant pis ! — Il m'aurait plu de vous voir cette audace !

PYTHÉAS

Je lui plairais par cette audace!

Il boit, elle remplit la coupe.

GLYCÈRE

Elle VOUS eût rendu beau tout à fait !

PYTHÉAS

Je semblerais beau tout à fait !

Il boit, ;nênie jeu.

GLYCÈRE

Car la valeur des hommes c'est la grâce !

PITHÉAS.

Oui, la valeur est notre grâce!

Il boit, même jeu.

GLYCÈRE

Et je ne sais tout ce que j'aurais fait!

PITHÉAS, s(> levant.

Je comprends ce qu'elle aurait fait !

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