SCÈNE V
SAPHU, seule, revenant à elle.
Où suis-je? Ah! oui, je me rappelle.
Tout ce qui m'attachait à la vie est brisé ; Il ne me reste plus que la nuit éternelle Pour reposer mon cœur de douleur épuisé.
Elle prend sa lyre.
0 ma lyre immortelle, Qui dans les tristes jours, A tous mes maux fidèle.
Les consolais toujours !
En vain ton doux murmure Yeut m'aider à souffrir; Non, tu ne peux guérir Ma dernière blessure ; Ma blessure est au cœur !
Seul le trépas peut finir ma douleur !
Adieu, flambeau du monde !
Descends au sein des flots î Moi, je descends sous l'onde