NOTICE SUR G RÉ VIN XL
destiné à une clientèle éminemment destructive, il est rarissime : je n'en connais que trois exemplaires, deux au musée Plan tin et un à la Bibliothèque nationale1, où il est considéré comme étant d'auteur inconnu.
Quatre ouvrages de Grévin sortirent encore des presses de Plantin pendant le séjour de Grévin à Anvers :
i° Une traduction en vers des Emblemata d'Adrien le Jeune (de son vrai nom De Jonghe, savant hollandais, 1511-1575.) Dédicace à M. de la Forest, du 20 octobre 1567.
2° Une traduction en vers des Emblèmes de Jean Sambuc (de son vrai nom Zsamboki Janos; savant hongrois, 1531-1584.) Je n'ai pas vu cette traduction. Il en existe un exemplaire à la Bibliothèque royale de Dresde2.
30 Une traduction en vers des Theriaca et Alexipharmaca, traités de toxicologie de Nicandre (médecin ionien du second siècle avant l'ère chrétienne). Dédicace en vers à Jean de Gorris, helléniste et docteur -régent de la Faculté, calviniste.
40 Un important traité Des Venins, commentaire et développement de l'ouvrage précédent. Dédicace à la reine Elisabeth d'Angleterre. Ce traité eut à l'époque un grand succès et fut traduit en latin par un médecin d'Augsbourg, Jerémie Martius, 1571. Il a pour nous cet intérêt que Grévin fait de longues citations de poètes anciens, de Lucain notamment, en les rendant en vers français.
Enfin le musée Plantin possède un curieux souvenir du passage de notre auteur à Anvers : un exemplaire du Théâtre sur lequel Grévin a fait de très nombreuses corrections de ses œuvres dramatiques, en y comprenant la Pastorale, évidemment en vue d'une réédition projetée. Au total, plus de trois cents variantes.
Inventaire X. 11.682.
Dcuische Littcralurzcitung, Berlin, 6 mai 1S99J