ACTE DEUXIEME
JBAN.
Vous avez parlé du passé?
LDCIENNE.
Oui.
JEAN
II t'a débité des galanteries...
LUCIENNE
Oui.
JEAN
Ce n'est pas tout... tu ne serais pas aussi émuel II t'a prise dans ses bras, il t'a embrassée.
LUCIENNE, toujours comnie dans un rêve.
Oui.
JEAN
Et tu n'as pas crié... Et tu ne l'as pas chassé 1... Tu l'attendais !
LUCIENNE, se cachant la figure dans ses mains.
Ohl
Est-ce que ce n'est pas évident? Est-ce que je ne vous ai pas vus tous les deux, le jour même où je t'ai dit mon affection pour toi? Est-ce que je ne vous ai pas vus causer ensemble? Est-ce que je ne t'ai pas vue lui sourire pendant qu'il te parlait à l'oreille, penché sur toi, te couvant du regard?... Et vos mains! Ose donc me dire qu'elles ne se sont pas serrés furlivement! Tu ne l'oses pas, car cela, je l'ai vu ! je l'ai vu I... Et tout à l'heure, lorsqu'il est arrivé ici, est-ce que tu n'étais pas joyeuse? Est-ce que ce n'est pas toi qui m'as forcé à le recevoir? Réponds 1 Parle...
Lucienne, les yeux fixes , sans larmes , refuse de répondre; elle ne regarde même pas Jean, que'le semble ne pas entendre.
LUCIENNE
Je ne te répondrai plus.
JEAN
Vraiment! Nous allons bien voir. Je veux la vérité, tu entends... Parle! {La secouant par le bras.) Parle, je te dis... Tu ne veux pas... Le mal t'est plus facile à faire qu'à avouer... J'ai bien le droit d'exiger que tu t'expliques, peut-être... Tu ne veux pas. Tu as raison, ce n'est pas la peine. Tout ce que tu pourrais me dire, je le sais... Tu ne vas voir si cela n'est pas vrai... Sa visite, ici, vous l'aviez arrangée, tous les deux... Ah! tu vois... Tu vois que je sais! Mais vos projets, vos projets eux-mêmes, je les connais!... Je vais te les dire, je vais te les dire... Tu veux rentrer à Paris afin de pouvoir le rencontrer à ton aise... Tu m'as demandé tout à l'heure si Paris ne me manquait pas. C'est à toi qu'il manque ! Tu aurais peutêtre réussi à m'y ramener, et alors, il m'aurait berné par ses poignées de main comme toi par tes baisers. Et vous auriez bien ri de moi...
LUCIENNE, U7i simple cri étouffé.
Ohl
Tu l'aimes... Tu l'as toujours aimé... Alors, en m'épousant tu n'as voulu que gagner ta liberté... Hein? Mais réponds donc!... Ton silence entêté m'exaspère!... Dis quelque chose... Si ce n'est pas vrai, défends-toi... Tu ne veux pas te défendre... Alors, j'ai deviné, n'est-ce pas? Et maintenant encore, c'est une liberté plus complète que tu cherches... Tu veux une séparation, un divorce...
LUCIENNE
Oui.
JEAN
Oui!
LUCIENNE
Oui. Il vaut mieux que tu sois débarrassé de moi. Ce